Cela fait déjà quelques jours que le thermomètre flirte avec les 30 degrés à Madrid. On se croirait en été !
Les gens trouvent toujours un motif pour se plaindre, alors maintenant qu'ils ne peuvent plus dire qu'il fait trop gris, ils râlent car il fait trop chaud pour la saison. La saison des glaces, c'est tout de même une des plus belles saisons de l'année ! Comme c'est agréable de sortir se promener et de prendre un cornet en rentrant du boulot ! Je me sens presque en vacances, le moral remonte en flèche dès que le soleil ne joue plus à cache-cache, et je ne me formalise même plus d'être encore sous antibiotiques.
Le problème pour moi, c'est que la clim est déjà mise en route dans les bureaux, dans le métro, dans les magasins, etc., je dois donc me protéger des mauvais courants d'air lorsque je suis à l'intérieur. J'ai toujours un châle ou une écharpe sur moi pour couvrir ma gorge, d'autant plus lorsque j'ai le nez qui coule comme en ce moment. (C'est vrai que c'est assez difficile à expliquer à la population "normale", d'être enrhumée avec un temps pareil. Mais bon, je n'ai pas à me justifier face aux autres, juste à m'occuper de moi dans les meilleures conditions possibles pour éviter de transformer un rhume banal en surinfection pulmonaire.)
Durant la journée, je ne sors pas sans mon chapeau, ça serait trop bête d'attraper un coup de chaud !
Autre chose à prendre en compte avec l'envolée des températures : le risque de déshydratation. En effet, la mucoviscidose se caractérise principalement par des dysfonctionnements des canaux du transport du sel et de l'eau dans les cellules. D'où une sudation plus importante, et le phénomène du "baiser salé". Or, lorsqu'il fait chaud, je sue encore plus, je perds plus d'eau que d'habitude, même si je n'y fais pas forcément attention (et c'est bien là le problème !). Le bon geste à avoir est de boire sans attendre de ressentir la soif. On recommande également une supplémentation en sel (gélules de chlorure de sodium) pour compenser les pertes liées à la sudation lors des épisodes de fortes chaleurs. Je n'hésite pas non plus à ajouter du sel dans les plats du quotidien, et je bois régulièrement, 2.5 litres d'eau par jour, répartis en 5 petites bouteilles de 50cl, comme ça c'est plus facile pour moi de vérifier que je bois assez.
En cas d'apparition de vomissements, nausées, diarrhée, fatigue intense, crampes, maux de tête ou fièvre, ne pas hésiter à consulter en urgence car ce sont des signes de déshydratation. Mais avant d'en arriver là, la meilleure prévention, c'est de s'hydrater sans attendre d'avoir soif !
Rayons de sourire,
Jessica

Jeanne - 20 mai 2010
Après une journée enfermée à l’hôpital, j’avais eu envie de sortir. Dès que Julien était rentré du travail, je lui avais fait part de mes souhaits, et nous nous étions baladés du côté de Fuencarral. S’il n’y avait pas eu tous ces dangers potentiels des fumeurs en plein air, je serais tout de suite tombée amoureuse des terrasses de Madrid. C’était tellement agréable de se poser en terrasse, surtout dans les zones piétonnes. On sentait bien que le climat avait joué un rôle décisif dans l’urbanisation du centre historique. Ils avaient privilégié les petites rues aux larges avenues, car les passants étaient alors moins exposés aux terribles rayons du soleil. On était encore au printemps, et déjà, je ne sortais pas sans chapeau. Le Docteur Sab m’avait même prescrit des gélules de sel pour compenser la perte de sueur due aux fortes chaleurs. Heureusement que Julien nous avait trouvé un super appart avec clim, sinon je me serais demandé comment j’allais survivre aux mois d’été.