L'impact du cas contact

Cette semaine j’ai fêté (symboliquement) un an de télétravail à 100%. Lorsque j’étais partie avec mon ordinateur sous le bras, suite à la décision de la direction de protéger les personnes les plus à risques (avant même l'annonce du confinement) et donc de les faire travailler de leur domicile, je m’imaginais revenir dans les locaux au bout de quelques semaines grand maximum. Cette situation temporaire est pourtant toujours d’actualité, et aujourd’hui j’ai du mal à imaginer un retour sur site avant plusieurs mois. (D’ailleurs, je ne me projette même plus, afin d’éviter toute nouvelle désillusion.)
Depuis un an, ma vie sociale s’est réduite à peau de chagrin, ma vie professionnelle s’est transformée en un enchaînement de réunions virtuelles, ma vie familiale a été complètement chamboulée. Comme tout le monde, d’ailleurs, que l’on soit célibataire ou en couple, avec ou sans enfants, avec ou sans travail.

En ce jour anniversaire, j’ai eu la (désagréable) surprise d’apprendre que mon homme était cas contact covid. Après avoir revu les consignes indiquées dans la plaquette élaborée par le ministère de la santé, nous avons préparé le plan d’action de la semaine. La bonne nouvelle (il en fallait tout de même une !), c’est que je suis maintenant protégée, après avoir reçu les deux injections du vaccin, donc je n’ai pas perdu les pédales comme en septembre dernier lorsque j’avais appris que j’étais moi même cas contact (rappelez-vous, je vous en parlais dans ce billet).
Par contre, mon homme doit s’isoler hors de la maison et se faire tester sept jours après le contact avec la personne malade. Ce qui veut dire que je me retrouve à gérer Adrien toute seule (ce qui ne change pas énormément de mes habitudes, me direz-vous) sauf qu’il ne peut plus aller à l’école (ce qui représente un changement radical dans mon organisation, pour le coup !).
J’ai expliqué la situation à Adrien, qui était bien triste. Tout d’abord il ne veut pas avoir le covid, car il voudrait pouvoir aller chez le dentiste pour faire soigner sa carie (!), et ensuite il a demandé si la maîtresse pouvait lui envoyer le travail effectué en classe pendant ses jours d’absence. Mon fils m’épatera toujours !



En quelques heures, le salon s’est transformé en immense salle de jeux, puisqu’on a sorti toutes les activités qu’il pouvait réaliser de façon autonome. Adrien s’est lancé dans la construction de puzzles à la chaîne, il a réalisé une magnifique maison en pain d’épices en carton qui ne demandait pas beaucoup d’aide d’un adulte, il a regardé quelques livres (qu’il commence à connaître par cœur car ils sont souvent choisis pour l’histoire du soir) et il a choisi un jeu éducatif.
Et puis la maîtresse nous a même envoyé le travail, pour la grande joie d’Adrien !
Maintenant il ne nous reste plus qu’à attendre les résultats du test pour être complètement rassurés et pour pouvoir reprendre une organisation « normale » (si tant est qu’on peut encore utiliser ce mot, dans cet environnement complètement perturbé !)

Rayons de sourire,
Jessica

PS: Mise à jour de ce billet suite au test PCR réalisé ce week-end : tout va bien, le test est négatif ! Me voilà soulagée !

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