L'équilibre du FreeStyle Libre

Dans mon parcours de soin actuel, je consulte la diabétologue une fois par an. Ce n’est jamais une partie de plaisir d’aller à l’hôpital pour voir le médecin, néanmoins j’apprécie la fréquence annuelle par rapport à une visite tous les quinze jours (le rythme de ma grossesse, ce qui constituait clairement la routine la plus pénible de ma tournée des hôpitaux) ou la consultation trimestrielle en place jusqu’à l’arrivée de Kaftrio.
Depuis l’année dernière, la diabétologue qui me suivait a pris sa retraite, j’ai donc rencontré sa remplaçante.
Je dois avouer que je n’avais pas bien fait mes devoirs sur le sujet, car je n’avais pas de relevé de glycémie récent à part la prise de sang pour l’hémoglobine glyquée (que j’avais pensé à faire la semaine précédente). J’aurais donc pu me douter qu’elle n’allait pas se contenter de ce simple chiffre, qui n’est qu’une moyenne (comme je vous en avais parlé dans ce billet). Le médecin m’a proposé d’installer un capteur FreeStyle de mesure de la glycémie en continu, exactement ce que je redoutais lors de mes dernières visites (comme je vous en avais parlé dans ce billet).


Pourquoi je ne me sentais pas à l’aise avec ce capteur ? Parce que j’avais l’impression d’ajouter un signe extérieur visible de ma maladie (même si au final, vu le nombre de couches de vêtements que je porte en ce moment pour braver les températures de saison, il faudrait avoir des yeux perçants pour s’en apercevoir !), et parce que je pensais (à tort) que le fait de passer au FreeStyle était un signe de dégradation de l’évolution de mon diabète.
Contrairement au lecteur de glycémie capillaire classique, qui laisse des marques de petits trous sur la pulpe de mes doigts, le capteur FreeStyle Libre se fixe à l’arrière du bras et ne laisse pas de trace. C’est un microfilament souple (de 0,4 millimètres d’épaisseur) qui est inséré juste sous la peau sur une profondeur de 5 millimètres. Le capteur mesure ainsi le glucose dans le liquide interstitiel (entre la peau et le sang). Le capteur, qui tient 14 jours, enregistre automatiquement en continu mon taux de glucose, et je peux voir les courbes quotidiennes très facilement sur mon téléphone grâce à l’application FreeStyle LibreLink.
Le médecin a défini la plage cible dans laquelle je dois me trouver, et c’est plutôt une satisfaction de remarquer que je m’y trouve dans 90% des cas sur les 7 derniers jours.
J’apprécie également les flèches de tendance, qui indiquent si le taux de glucose est en train d’augmenter, rapidement ou non, ou à l’inverse de baisser, ce qui me permet par exemple d’anticiper les signaux d’une hypoglycémie.
Lorsque l’application perd le signal, je dois scanner le capteur avec mon téléphone, ce qui est complètement indolore et très rapide. Je dois dire que je suis agréablement surprise de la tenue du capteur car j’avais très peur de le perdre au bout de trois jours ! Il faut dire que les infirmières m’avaient mis la pression lors du test avec le FreeStyle Libre Pro, qu’elles avaient solidement emmailloté autour de mon bras pour être bien sûres qu’il ne bouge pas pendant les deux semaines du test lors de mon hospitalisation de jour en 2020.
Finalement je trouve le FreeStyle Libre assez pratique pour un suivi plus régulier du diabète. Je réfléchis sérieusement à l’utiliser plus souvent pour ne pas avoir à recourir aux contrôles sur le bout des doigts. Cerise sur le gâteau : la diabèto m’a expliqué que si j’avais un historique régulier de FreeStyle Libre, je pouvais me passer des prises de sang trimestrielles pour la mesure de l’hémoglobine qlyquée, car les relevés du FreeStyle Libre sont beaucoup plus riches ! Forcément, je suis très sensible à cet argument, moi qui ai en horreur les prises de sang !

Rayons de sourire,
Jessica

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