Rayons de sourire (Profiter de la vie malgré la maladie)

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jeudi 2 août 2018

La magie du rangement, abracadabra !

L’heure a sonné pour le grand nettoyage de printemps (qui peut en fait s’effectuer à n’importe quelle saison, l’important étant de le faire régulièrement).
Puisque ma copine m’a initiée à « La magie du rangement » de Marie Kondo, je suis en train de mettre en pratique la première étape de la méthode KonMari, qui consiste à se débarrasser de « tout ce qui ne me met pas en joie ».
J'ai été assez efficace sur le tri dans ma garde-robe, puis je me suis attelée au tri de mes papiers. La tâche me paraît insurmontable à cause de ces kilos de paperasse qui s’accumulent en continu. J’avais déjà profité de la période estivale (et de la motivation d’Alice !) pour ranger mes papiers (j’en avais parlé dans ce billet), et voilà que ça recommence ! Moi qui pensais avoir bazardé un grand nombre d'ordonnances, j'en retrouve encore plus ! Sans parler des planches de radiographie, scanner, échographie en tout genre.

KonMari

Cette fois-ci, j’ai décidé de me débarrasser de tout ça. Adieu les courbes de capacité respiratoire accumulées depuis l’enfance. Je me suis fait une raison, je ne pourrai plus atteindre ces chiffres parfaits de 100%, qui m’ont valu plusieurs « 20/20 » de Dr. Sab. Adieu mes photos de face en noir et blanc, qui ne vont plus me servir. De par mon expérience européenne, j'ai bien vu que chaque centre hospitalier se réfère à ses propres images, donc si j'arrive avec un CD d'un autre hôpital, ils m'enverront quand même faire un scanner pour leur propre dossier. De plus, l'objectif de l'imagerie médicale est d'observer au moment T, au mieux de faire une comparaison (par exemple avant / après l'intervention sur les sinus), mais la perspective historique sur le long cours me semble assez inutile dans le cas de la muco. Si j'ai eu la chance d'avoir des poumons peu impactés par la muco quand j'étais plus jeune, la seule chose qui compte maintenant, c'est leur situation actuelle. Et maintenant que je suis suivie dans le même CRCM depuis 3 ans, tout mon historique est conservé dans mon dossier là-bas (en papier et sur le serveur, s'il vous plaît !), alors je ne vais plus m'encombrer chez moi. Grâce au bilan annuel effectué à Cochin, la pneumo peut suivre la dégradation de mes bronches. Adieu les justificatifs de remboursement des soins de la Caisse des Français de l'Etranger. Pareil pour les relevés mensuels de la Sécurité Sociale. Depuis mon compte Ameli, je les télécharge régulièrement et je n'ai plus besoin de les imprimer. (Note : les relevés sont disponibles pendant six mois sur l'espace assuré, passé ce délai, il faut faire une demande de duplicata auprès de la Sécu pour le récupérer.)
Mine de rien, j’ai rempli un sac poubelle de 50L ! Je ne me suis pas sentie moins malade, mais j'ai ressenti une grande satisfaction en jetant cette paperasse hors de chez moi. La muco prend déjà assez de place dans mon intérieur, entre le placard à médicaments, les mallettes d'aérosol, les cartons du matériel de perfusions, alors en ce qui concerne les papiers, je me limite au strict minimum, soit le dernier compte-rendu en date.
Ainsi, je me sens plus légère, et plus heureuse. Abracadabra !
Sinon, petite mise à jour suite à la canicule qui sévit encore cette semaine... Pour les adultes mucos, la diététicienne recommande un apport d'1 gramme de sel par 10 kg pour une température extérieure entre 25 et 30 degrés. Attention, l'apport passe à 2 grammes par 10 kg quand la température dépasse les 30 degrés. Il ne faut donc pas hésiter à saler et resaler tous nos aliments (en plus de manger des aliments naturellement salés, comme je vous l'avais conseillé dans ce billet.)
Rayons de sourire,
Jessica

jeudi 26 juillet 2018

Alerte canicule

Comme chaque été depuis mon retour en France, survient un épisode de canicule. Météo France explique la différence entre "vague de chaleur" et "canicule" par le fait que les températures anormalement élevées sont observées pendant plusieurs jours consécutifs dans les deux cas, mais lors d'une vague de chaleur, les températures nocturnes sont plus fraîches, alors que pendant la canicule, elles restent élevées.
Si la canicule revient chaque été, il ne s'agit plus d'un événement exceptionnel, mais bien d'une caractéristique de la saison estivale. De plus, si l'on en croit le CNRS, ces températures extrêmes vont devenir la norme, comme conséquence directe du réchauffement climatique. Préparons-nous à mouiller T-shirt (sauf pour ceux qui préfèrent jardiner torse nu) et casquette, avant de sortir !
Je me suis fait surprendre mardi, en sortant du travail, par cette chape de chaleur qui m'est tombée dessus. Je n'avais rien pour me couvrir la tête et j'ai très vite renoncé à l'idée de marcher jusqu'à mon rendez-vous de kiné. Je suis montée dans le bus et j'étais étonnée de voir défiler le message suivant : "Forte chaleur : rafraichissez-vous, pensez à boire souvent".

Canicule

La chaleur assomme, elle fatigue, et surtout elle peut provoquer des problèmes graves (déshydratation notamment) chez les personnes fragiles. J'avais déjà évoqué les recommandations spécifiques pour les patients muco sur le site de l'association Vaincre la Muco (par ici), mais je viens de découvrir le site du gouvernement sur les risques spécifiques liés à la canicule (page complète ici) et je vous invite à la lire jusqu'au bout.
Notamment, j'ai appris que dans les bonnes pratiques en cas de canicule, en plus des conseils sur l'hydratation, le repos, et la chasse aux endroits frais, on recommande de donner régulièrement de ses nouvelles à ses proches. Les mairies sont également mobilisées et toute personne fragilisée par la chaleur peut s'inscrire sur une liste afin de recevoir de l'aide d'un bénévole pendant les épisodes de canicule.
En ce qui me concerne, je me sens plus fatiguée cette semaine, car je subis la canicule en même temps qu'un épisode de coliques, alors j'ai besoin de bien m'alimenter et me réhydrater un maximum. (Forcément, le cercle vicieux fait qu'à cause de la chaleur, j'ai moins d'appétit !) A moi toute seule, je suis devenue une véritable mine de sel ;-)
Rayons de sourire,
Jessica

jeudi 25 août 2016

Coup de Chaud !

Alerte canicule orange dans plusieurs dizaines de départements, dont Paris.
J’avais déjà parlé des inconvénients des fortes chaleurs pour les mucos, et c’est reparti pour un tour alors que je venais de sortir les pulls de mi-saison.
Ces trois derniers jours, j’ai complètement déchanté ! Tout d’abord parce que ces pics de chaleur s’installent durablement sur la journée, et c’est très dur de faire entrer un peu d’air frais dans l’appartement. Même en ouvrant les fenêtres le soir, il faut attendre au minimum 21h30 pour bénéficier d’un micro courant d’air, et dès 8h le lendemain matin, les rideaux doivent être tirés à nouveau.
Ensuite, je me force à boire beaucoup pour éviter la déshydratation, surtout depuis que j’ai vu comment les athlètes de l’épreuve du 50 km marche aux Jeux Olympiques tombaient tous comme des mouches ! En conséquence, je dois me forcer à aller plus souvent vider ma vessie, pour éviter les fuites dès que je tousse un peu fort.
J’ai fait une séance de gymnastique hypopressive avec la kiné cette semaine, justement pour travailler ce problème qui me pourrit le quotidien, et ça m’a complètement épuisée ! (en plus de provoquer une légère hémoptysie… aïe !) Cependant ça a également permis à des sécrétions de remonter d’assez loin, et je préfère les voir dehors plutôt que de les savoir dedans ! C’est toujours aussi difficile de trouver l’équilibre de la muco !
Malgré les aérosols de TOBI, je trouve que mes crachats sont très moches. Heureusement ils ne sont pas très abondants, mais je surveille tout ça de près.
Je ne prends plus de suppléments de sel en comprimés, mais je rajoute systématiquement du sel dans mes plats. J’en avais parlé lors de ma dernière visite au CRCM avec la pneumologue, qui m’avait donné les repères suivants : pour les patients de plus de 10kg, l'apport de sodium doit être de 1 gramme de sel par jour pour 10kg de poids. Quand la température dépasse les 30 degrés, l'apport doit être de 2 grammes de sel par jour pour 10kg de poids. Où trouver les 5 (ou 10 en ce moment) grammes par jour dont j'ai besoin ? En point de repère, une cuillère à café rase de sel de table contient 6 à 7g. Mais le sel est également apporté par le jambon, le pain, les olives ou les biscuits apéritifs ! Le plus pratique pour moi, c’est de préparer un petit tupperware avec la dose de sel de table pour la journée, et de piocher dedans au fur et à mesure en resalant mes plats.
Comme je ne suis pas la seule à souffrir de la chaleur, j’ai installé des colonnes de ventilateurs dans plusieurs pièces, notamment la chambre d’Adrien. Le problème c’est qu’il est complètement fasciné par le câble électrique entre la prise et le ventilateur, et il ne reste pas en place plus de 10 secondes… Il est tellement content de pouvoir se déplacer tout seul !
La chaleur m’épuise tellement que je n’ai vraiment pas fait grand-chose de la semaine, notamment j’ai complètement zappé mes séances de sport (sauf si on considère le fait de courir après Adrien en permanence comme du sport, bien sûr !). Je compte bien sur les baisses de température à partir de dimanche pour pouvoir reprendre un meilleur rythme. D’ici là, je vais essayer de me protéger un maximum de cette chaleur accablante !
Rayons de sourire,
Jessica

jeudi 4 juin 2015

Que calor!

Cela fait déjà quelques jours que le thermomètre flirte avec les 30 degrés à Madrid. On se croirait en été !
Les gens trouvent toujours un motif pour se plaindre, alors maintenant qu'ils ne peuvent plus dire qu'il fait trop gris, ils râlent car il fait trop chaud pour la saison. La saison des glaces, c'est tout de même une des plus belles saisons de l'année ! Comme c'est agréable de sortir se promener et de prendre un cornet en rentrant du boulot ! Je me sens presque en vacances, le moral remonte en flèche dès que le soleil ne joue plus à cache-cache, et je ne me formalise même plus d'être encore sous antibiotiques.
Le problème pour moi, c'est que la clim est déjà mise en route dans les bureaux, dans le métro, dans les magasins, etc., je dois donc me protéger des mauvais courants d'air lorsque je suis à l'intérieur. J'ai toujours un châle ou une écharpe sur moi pour couvrir ma gorge, d'autant plus lorsque j'ai le nez qui coule comme en ce moment. (C'est vrai que c'est assez difficile à expliquer à la population "normale", d'être enrhumée avec un temps pareil. Mais bon, je n'ai pas à me justifier face aux autres, juste à m'occuper de moi dans les meilleures conditions possibles pour éviter de transformer un rhume banal en surinfection pulmonaire.)
Durant la journée, je ne sors pas sans mon chapeau, ça serait trop bête d'attraper un coup de chaud !
Autre chose à prendre en compte avec l'envolée des températures : le risque de déshydratation. En effet, la mucoviscidose se caractérise principalement par des dysfonctionnements des canaux du transport du sel et de l'eau dans les cellules. D'où une sudation plus importante, et le phénomène du "baiser salé". Or, lorsqu'il fait chaud, je sue encore plus, je perds plus d'eau que d'habitude, même si je n'y fais pas forcément attention (et c'est bien là le problème !). Le bon geste à avoir est de boire sans attendre de ressentir la soif. On recommande également une supplémentation en sel (gélules de chlorure de sodium) pour compenser les pertes liées à la sudation lors des épisodes de fortes chaleurs. Je n'hésite pas non plus à ajouter du sel dans les plats du quotidien, et je bois régulièrement, 2.5 litres d'eau par jour, répartis en 5 petites bouteilles de 50cl, comme ça c'est plus facile pour moi de vérifier que je bois assez.
En cas d'apparition de vomissements, nausées, diarrhée, fatigue intense, crampes, maux de tête ou fièvre, ne pas hésiter à consulter en urgence car ce sont des signes de déshydratation. Mais avant d'en arriver là, la meilleure prévention, c'est de s'hydrater sans attendre d'avoir soif !
Rayons de sourire,
Jessica

Jeanne - 20 mai 2010
Après une journée enfermée à l’hôpital, j’avais eu envie de sortir. Dès que Julien était rentré du travail, je lui avais fait part de mes souhaits, et nous nous étions baladés du côté de Fuencarral. S’il n’y avait pas eu tous ces dangers potentiels des fumeurs en plein air, je serais tout de suite tombée amoureuse des terrasses de Madrid. C’était tellement agréable de se poser en terrasse, surtout dans les zones piétonnes. On sentait bien que le climat avait joué un rôle décisif dans l’urbanisation du centre historique. Ils avaient privilégié les petites rues aux larges avenues, car les passants étaient alors moins exposés aux terribles rayons du soleil. On était encore au printemps, et déjà, je ne sortais pas sans chapeau. Le Docteur Sab m’avait même prescrit des gélules de sel pour compenser la perte de sueur due aux fortes chaleurs. Heureusement que Julien nous avait trouvé un super appart avec clim, sinon je me serais demandé comment j’allais survivre aux mois d’été.